Cerise

Maître et moi même cherchions depuis plusieurs années maintenant une femme correspondant à nos attentes, à nos envies. A force de recherche, un jour sur Twitter celui ci me dit qu’il a prit contacte avec une demoiselle soumise, bi, et habitant la région de surcroit. Ayant eu notre lot de déception avec finalement des femmes soumises non bi. Et elle de son coté ayant eu également de mauvaises expériences, nous décidons de nous retrouver juste elle et moi, pour faire plus ample connaissance après avoir échangés quelques mails et autres discussions instantanées.

C’est un vendredi soir que nous décidons de nous retrouver.

Je me prépare à la maison, j’ai du mal à me décider sur la tenue à porter. Je veux lui plaire mais sans être vulgaire.Je monte dans ma voiture, fais le trajet jusqu’à notre point de rencontre. Je suis aussi excitée qu’une enfant à Noël, je suis heureuse de la rencontrer et en même temps un peu fébrile. Je n’ai pas rencontré de femme en tête à tête depuis mon adolescence. Je me lance en me disant qu’au pire des cas … je me ramasse.

Je m’installe à la terrasse d’un café sur la place Stan. Elle aura un peu de retard. Je commande une boisson en attendant. Et je scrute la place du regard pour la trouver. Je n’ai jamais vu son visage. Je n’ai pu que le deviner. Un coup de fil de mon Maître, je scrute toujours… Enfin, je la vois ! Son trench noir, sa chemise blanche, sa jupe en, jean et ses talons… plus tard dans la soirée je verrai qu’elle porte également des bas.

Je me dirige vers elle. Je tremble dans mes chaussures à talons. Elle est parfaite !

Un sourire rayonnant, de magnifiques yeux cachés sous une paire de lunette de sa couleur favorite.Je m’avance vers elle, et je sais … Je sais déjà qu’elle ne sera pas juste de passage dans mes différentes vies. Nous buvons un verre à cette terrasse en faisant connaissance, je la connais, elle est étonnée de me voir, c’est un joyeux hasard qui fait notre rencontre. Nous échangeons jusqu’à ce que nous nous rendions à un munch ayant lieu à Nancy. Notre timidité est belle à voir, notre envie l’une de l’autre est perceptible. J’ai envie de caresser sa main, de la prendre au creux de mes bras, d’effleurer ses lèvres mais j’ai promis à mon Maître que je serai parfaitement sage. Je me retiens plus d’une fois.

Après avoir bu un verre au munch, ne voulant pas se quitter ainsi , nous décidons d’aller manger ensemble dans un restaurant en vieille ville. Sur le chemin, nous parlons de tout et de rien, de BDSM, de mes vies, de sa dernière relation longue et de musique !!! Oui de musique !

Nous avons les mêmes goûts. J’ai cette étrange impression de l’avoir toujours attendue, de la connaître. Avec elle, je me sens moi. Entièrement moi. Les mots qu’elle partage avec autrui font écho chez moi. Dans nos morceaux de vies, nous nous retrouvons parfois. Elle ne veut pas qu’on la prenne pour la jeter ensuite, et je ne veux pas cela non plus. J’ai envie de la voir heureuse. Je sais qu’il y a peut elle a rencontré son futur Daddy. J’aime l’entendre m’en parler, je n’aspire qu’à son bonheur. Telle une amie. Je lui parle de ma relation avec Maître. Comment nous nous étions rencontré, ce qui a fait que j’ai eu ce besoin, cette nécessité de me soumettre. Mais également, lui expliquer ce que j’aime chez une femme. Elle me demande si cela nous intéresserait de nous rendre à un munch & play. Je demande à Maître. Date est prise, nous irons ensemble. Je me réjouis intérieurement, je ne veux pas qu’elle me prenne pour une folle ^^

Tout coule de source, je me confiais à elle avec plaisir. C’était tout simplement parfait.

Je me sens bien, je me sens être. Elle rayonne en me racontant qui elle est, ce qu’elle a vécu, ce qu’elle attend de ses relations. Je la découvre petit à petit et j’aime ça.

C’est un instant comme je les aime, un instant hors du temps. Après le dîner, il est temps de rentrer chacune dans nos lieux de vies respectifs. Je n’ai pas envie de la laisser. Nous arrivons sur la place Stan. Je crève d’envie de l’embrasser mais j’ai promis, alors chastement je l’embrasse sur la joue, et là elle me prend dans ses bras. Une bien jolie définition d’un instant de bonheur. Il me tarde déjà de la revoir. Sur le chemin du retour j’appelle Maître pour lui raconter ma soirée auprès d’elle. Il me sent rayonnante. Je le suis ! Je regagne la maison avec un sourire jusqu’aux oreilles et le cœur léger.

Les quinze jours à venir ne seront qu’une douce torture en attendant de pouvoir goûter à la douceur de sa peau, de ses lèvres… Tout cela avec l’autorisation de Maître.

Mais cela est une autre histoire….

Toi ma chère et tendre amie,

Tu m’offres ta confiance, ta douceur, ta tendresse.

Des instants de bonheur hors du temps.

Je ne peux pas me défaire de ton joli sourire, de tes yeux emplis de tendresse et d’envie.

Toi ma chère et tendre amie,

Cette rencontre est un nouveau bonheur au sein de mes différentes vies.

Car tu es un joli trait d’union entre ma vie vanille et ma vie BDSM.

Avec toi je suis libre de tout te dire.

Tout comme je suis là pour entendre

Et

Comprendre les différentes parties de ta vie.

J’aime t’y accompagner et te voir rayonner de joie,

Être présente également lors de tes moments de doute car tu n’es plus seule.

Une douce relation se construit.

Juste être, juste vivre, tout simplement.

Sans prise de tête, sans avoir besoin de déterminer ce que tout cela peut être …

Nous sommes en dehors de toutes ces cases où l’on cherche sans cesse à nous ranger.

Je t’adore ma chère et tendre amie comme tu es.

Toute entière.

Avec ta tendresse et tes envies perverses.

Avec ta malice et nos doux délices.

Avec ton petit grain de folie et toute ta joie jolie.

Un sentiment de plénitude.

Je me sens entière depuis toi.

Je me sens heureuse et ce quoi qu’il advienne.

Ma chère et tendre amie,

Merci d’être entrée dans ma vie.

Cerise

Le 25 juillet 2018

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