La ceinture

Alanguie dans mon bain à remous, je me détends. La soirée que j’ai passée à son bras était merveilleuse, comme à chaque fois. Je nous ai rapporté une bonne bouteille d’un vin qu’il appréciera, j’en suis certaine.


Il vient me sortir de ma rêverie d’une caresse sur la joue puis d’un baiser sur le front. Je suis tellement épuisée que je me suis endormie dans mon bain.


Une minute pour sortir de l’eau et je file le rejoindre dans notre magnifique chambre.

Assis au bord du lit, je viens poser ma tête sur sa cuisse, à genou devant lui.

Nous aimons énormément ça lui et moi, ce sont des moments d’une tendresse incroyable. Moi vulnérable et offerte, tendre et sage, les yeux fermés sous sa main qui passe inlassablement dans mes cheveux.

Il me dit qu’il m’aime, qu’il m’aime à la folie et qu’il me chérit. J’entends la promesse des jours nouveaux, de projets fou et d’avenir serein, d’une solitude absente et d’un réconfort certain.

Je retiens mes larmes avec pudeur. Est-ce donc ça le bonheur ? Je crois bien que oui. Il se loge dans mon cœur avec une simplicité limpide, sans rien bousculer jamais, sans faire de bruit, sans rien attendre.

J’éveille en lui l’instinct sauvage, animal et la perversion qui sommeille. Main dans la main, je l’accompagne dans son rôle de Maître. Je le regarde faire ses premiers pas avec moi.

Mon cul nu sous sa main ferme et désireuse, je me cambre sur le grand lit. Voici le meilleur terrain de jeu sexuel et sadomasochiste dont je puisse lui faire l’offrande.

C’est avec sa ceinture qu’il m’administra deux seuls coups de ceinture. Le premier pour la caresse et le second pour la pénétration. Deux seuls coups portés pour introduire le grand livre de notre histoire, celui du Maître et de la soumise.

Son corps qui prend possession du mien, nos fluides se mélangent dans mes profondeurs les plus intimes, aux portes de la jouissance. Cette jouissance absolue, celle du corps et de l’esprit.

Son sexe me remplit de toute sa force, de toute sa puissance érotique. Pour finir par me liquéfier avec lui.

Ma langue à sa bouche le remercie, dans la moiteur des vapeurs essentielles qui se dégageront encore de nous toute la nuit durant.

Ses bras, qui m’entourent, se relâchent au fil des secondes où le sommeil s’installe. Ainsi, captive, entourée et protégée, je m’endors sans effort. C’est une sensation nouvelle, si grisante !

Le lendemain, nous petit déjeunons en tête-à-tête dans le grand salon. Je lui sers son café bien chaud, me réjouis tant de sa présence. J’essaie de savourer chaque seconde avec lui pour ne rien perdre de ces moments que l’on pourrait croire banals alors qu’il n’en est rien. Ce n’est plus qu’une question d’heures pour que nous demeurions séparés à nouveau.

Tremblant et troublé, c’est dans un dernier baiser que je le quitte avec émoi. Aussitôt parti, le manque s’installe déjà. Je rentre rêveuse en imaginant notre prochaine fois…

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