La lutte homérique

Il est des instants d’une telle intensité qu’aucune seconde de ceux-ci n’échappent à ma mémoire. Un geste, un mot, une émotion, une sensation qui forme un nuage dans lequel je plonge à cœur perdu, totalement nue. Mon cœur et mon corps en émoi, à fleur de peau.

Le week-end que je m’apprêtais à passer avec lui serait de ceux-ci. Assurément.


M’offrir à lui, pour mon plus grand bonheur


Je redécouvre la joie indescriptible d’appartenir, d’être à lui ce qu’il est pour moi : indispensable à mon bien-être. Et pour une fois, le sentiment certain d’avoir autant d’importance pour lui qu’il en a pour moi. S’apporter un amour égal, réciproque, sans frontière ni fin. Une émotion insoupçonnée qui m’enivre en chaque instant de ma petite vie. Appartenir oui, mais d’une façon si noble aujourd’hui : son cœur est à moi autant que le mien est à lui. C’est un engagement plus qu’une marque de domination. Car au-delà de tout ça, c’est bien lui qui garde les pleins pouvoirs.

Un jour, peut-être, j’entreprendrais de vous raconter notre histoire… Pour l’heure, laissez-moi vous partager une petite bribe de celle-ci en guise d’avant-goût.

J’arrivais devant son travail. Je le retrouvai sur le parking pour un baisé enflammé digne d’une comédie romantique, comme à chacune de nos retrouvailles. Je suis toujours surexcitée de le retrouver, ce sont des moments d’une grande émotion. Nous faisons un saut à son bureau ou l’envie de faire l’amour me gagne déjà. Devant ses piles de paperasse, je déboutonne ma robe kimono en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Je lui dévoile mes seins tout pointés pour qu’il les apprécie comme il se doit. Je sais qu’il n’y résistera pas, même si mes piercings lui laissent un goût amer (vous comprendrez pourquoi dans un article prochain.). Ses yeux se voilent à leur contact, il les caresse avec délicatesse, les admire, avant de me prendre par la taille pour me serrer tout contre lui. Il ne cédera malheureusement pas cette fois-ci. Je me rhabille.


Nous prenons la route ensemble pour un week-end en tête-à-tête dont nous rêvons depuis longtemps. Nous sommes tous les deux très excités, je le sais.


Une fois arrivés à destination, quelques heures plus tard, je découvre l’hôtel que Monsieur à réservé pour nous. Un hôtel très classe (moi qui lui demande pourtant à chaque fois de faire simple) « Le manoir du Lys », un joli nom qui me fit forcément sourire. Nous prenons possession de notre chambre, très classe également. Une fois nos valises posées, je me jette dans ses bras une fois encore. J’ai tellement envie de lui que je suis prête à me mettre à genoux de suite.


J’ai préparé pour lui un colis tout spécial. Il faut dire qu’il n’y connaît rien où presque du BDSM, mais son caractère lui l’est totalement. Alors, je n’ai rien à lui apprendre, tout à lui permettre : lui présenter du matériel avec lequel il saurait certainement s’amuser et laisser son envie spontanée faire le reste.

Lectures érotiques avec l’un de mes magazines « Le bateau » que j’aime tout particulièrement, attaches-poignets en cuir, huile de massage, mon superbe martinet fait main par sexycuir, bandeau et bougie. Ainsi, j’oriente un peu l’ambiance ; kinky, mais tendre aussi. Sans oublier cette part incontestable de cérébralité qui nous excite énormément tous les deux.

 

Nous descendons au restaurant ensuite, j’ai changé ma tenue. Je porte un collant résille que je trouve très sexy et une robe cocktail suffisamment décolletée. Nous nous offrons un délicieux apéritif dans le petit salon de l’hôtel. Jeux de regards, cuisses un peu écartées face à lui, nous rions, nous savourons. Le repas, ensuite, fut parfait, des moments que j’apprécie beaucoup, car la soumise que j’étais jadis n’a jamais eu l’honneur d’être invitée au restaurant… N’étant sans doute bonne qu’à baiser. Avec tristesse aujourd’hui j’en prends conscience.


Ma main dans la sienne lorsqu’il ne me donne pas à manger devant quelques voisins de table envieux et surpris, je savoure mon repas tout en imaginant une suite à cette soirée.

 


Sexuellement dégradée, sentimentalement choyée

Je me sens tellement aimée, désirée, respectée aussi et je dois bien avouer que c’est une sensation extraordinaire pour moi. Toutes les soumises de cette terre devraient mériter un pareil traitement. Être respectée et choyée tout en restant à sa place, parce que je l’ai compris aussi : l’un n’empêche pas l’autre. Avec cet homme, j’ai le sentiment réel d’être soignée plutôt qu’abîmée et ainsi valorisée plutôt que dégradée. J’ai aimé les deux, je ne le cache pas, mais je crois qu’à force d’être abîmée, j’en suis devenu usée. Voilà pourquoi aujourd’hui l’équilibre s’installe ; toujours aussi soumise et sexuellement dégradée, comme je l’aime, tandis qu’au quotidien, je demeure sa femme ; aimée et respectée.

Une fois de retour dans notre chambre, les choses dégénèrent rapidement. L’instinct primal nous gagne et l’excitation est palpable. Je m’installe sans qu’il ne me demande rien à plat dos sur le lit, cuisses grandes écartées et la tête dans le vide. Il se rapproche de moi, surpris de la position que je viens de prendre même si je sais qu’il a parfaitement compris. Il m’offre sa queue à l’entrée de ma bouche. Puis, je me mets à genoux, le laisse prendre ma bouche comme il le désire. J’aime tellement lui offrir ça, toutes ses sensations nouvelles et incroyables. Lui qui découvre qu’on peut respecter une femme tout en l’avilissant sexuellement, lui qui ne se serait jamais permis d’agir ainsi avant moi.


Nous nous allongeons tous les deux sur le lit immense, nus, peau à peau, avec beaucoup de tendresse. Dans un moment de répit, je prends le magazine que je lui ai apporté et feuillette avec lui. Je lui montre les belles images (j’adore vraiment ce magazine) et je lui lis l’un des textes BDSM qui se trouve à l’intérieur ; une histoire de punition très sévère.


C’est avec une grande délicatesse qu’il me prit ensuite, allongé sur moi. C’est doux, passionnel. Lui qui s’enfonce en moi, ça me rend liquide. Nos deux corps qui se confondent, c’est puissant. Nous finissons par nous endormir l’un contre l’autre, ma tête posée sur son torse, ses bras qui m’entourent. Tout ce romantisme, qui me donnait jadis la nausée. Le vivre avec un autre homme que lui cela aurait peut-être été le cas, mais là, c’est tout simplement merveilleux. Je souris intérieurement, moi qui étais si hermétique à tout ça. Comme quoi… Il ne faut jamais dire jamais. Aujourd’hui, je ne pourrais plus faire sans.


Aussi, j’apprécie ne plus avoir à consommer le sexe de façon frénétique, avec des séances multi orgasmiques à forcer les jouissances les unes après les autres et de forcément finir avec un clito en feux.

Au milieu de la nuit, il m’extirpe du sommeil. J’ai à peine le temps d’ouvrir les yeux qu’il me pénètre avec ferveur. Il fait totalement nuit et je n’ai aucune idée de l’heure qu’il peut bien être. Le temps de reprendre mes esprits et je m’installe sur lui. Me voilà brûlante, sauvage. Je laisse son gland frotter contre mon clitoris et je m’excite comme ça un instant. Son regard noir me transperce et ça m’excite terriblement. Je fais des mouvements de reins frénétiques et laisse le plaisir monter en moi. Ses deux mains en prise ferme sur mes seins, il m’intime de me retenir, ce que j’ai beaucoup de mal de faire. Malgré tout, l’effet retard de l’orgasme permet de le décupler, je le sais. Alors, je fais tous les efforts possibles. Il me fesse très fort lorsque je supplie ce qui a le don de m’exciter davantage, et ça ne m’aide vraiment pas ! Je finis par jouir intensément sur lui. J’ai le souffle coupé et me rendors aussitôt.


Au matin, je me réveille à ses côtés, ce qui fait partie de mes petits bonheurs simple. Je me lève et m’habille. Ma robe d’été blanche est trop transparente, je décide donc de la porter sans culotte, ce qui surprend mon Monsieur. J’aime qu’il se dise que sexuellement, je n’ai pas froid aux yeux, ça met son esprit en éveil. Quand je le vois évoluer si vite et avec autant de perversion, je me satisfais de le voir ainsi éclore, s’émerveiller de ce que nous vivons ensemble.


Je sors de la salle de bain en expliquant mon petit souci de culotte noire sous ma robe blanche en lui montrant que c’est beaucoup mieux sans. Il me fait les gros yeux. Mais, plutôt que de me dire « Tu ne va pas sortir comme ça ?! » il me demande, choqué, si j’ai vu l’état de mes fesses ce matin.


Je retourne à la salle de bain et constate effectivement que les fessées de cette nuit n’ont pas été très douces, ma fesse gauche est complètement mauve tachetée. Wow ! Il m’a fait ça avec ses mains, incroyable ! Lui-même n’en revient pas « Pourtant, crois-moi, je n’y ai pas mis toute ma force » termine t’il avec un sourire satisfait.

Nous partons rapidement au petit-déjeuner. Je vais nous servir au buffet. J’aime la servitude et ces petits soins à son égard me plaisent. Je remplis son assiette et la lui rapporte. Je trémousse mes fesses entre les tables toutes occupées par les clients de l’hôtel. Il me regarde en souriant tout en sachant bien que sous la fine couche du tissu se cache un corps totalement nu et marqué de ses mains.

Nous regagnons notre chambre et n’en restons pas là, je me mets à genoux devant lui et dégrafe son pantalon. Je frotte mon visage tout contre son sexe au travers son boxer. J’adore faire ça. Ma bouche s’entrouvre et je mords délicatement son gland par-dessus le tissu, afin de faire monter l’impatience… Puis, je le découvre complétement pour le prendre dans ma bouche avec gourmandise. Ses vaet-viens sont si intense que j’en perds mon souffle, c’est très excitant ! Je sens bien qu’il se retient, mais cela ne durera qu’un temps. Son gland tout contre ma langue, je le laisse déverser en moi tout son foutre. Je le regarde dans les yeux, ouvre la bouche pour lui montrer et avale sans trop tarder.

Une dernière goutte de sperme perle sur lui, il l’essuiera contre mon sein. Je ne manque pas ensuite de l’étaler délicatement du doigt pour garder un peu de lui sur moi tout au long de cette journée qui commence. D’une certaine façon, il me marque, j’aime beaucoup ça.

C’est avec une certaine amertume que nous quittons cette chambre tous les deux avant de reprendre la route pour rentrer. Le laisser me déchire à chaque fois, mais toutes les bonnes choses ont une fin, j’en ai bien conscience. Je le quitte dans l’attente et l’espoir de le revoir très vite.

To be continued

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *