M’apprivoiser

Je l’attendais depuis de longues minutes. J’avais l’ordre d’être bien apprêtée et surtout habillée pour cette rencontre. Il voulait faire des photos de moi. Il me voulait plus classe que sexy, à genou, devant la porte d’entrée. Je m’exécutais scrupuleusement.

Lorsqu’il passait la porte d’entrée, je le vis au travers de la porte vitrée du couloir qu’il poussait aussitôt pour se présenter à moi. Je me sentis un peu inconvenante de ne pouvoir l’accueillir sans lui retirer sa veste, mais je devais rester par terre.

J’ai opté pour une robe de soirée ; simple et noire, des bas résilles et à dentelle tenus par un porte-jarretelles. Mon ensemble de sous-vêtements était noir lui aussi, avec une touche de rose et de voilage transparent. Je me trouvais assez sexy sous des vêtements d’apparence très sobres.

L’idée de faire des photos l’avait déjà abandonnée quand il se mit en face de moi, mon visage une fois encore à hauteur de ceinture. J’avais des directives strictes et après avoir échangé quelques sourires, quelques regards, quelques contacts, je me mis à quatre pattes, devant lui. Je m’offrais une nouvelle fois à son regard admiratif. Les compliments sur mon cul de porcelaine fusaient tandis que je délassais ses jolies chaussures de cuir brun. Je le lui retirai, ainsi que les chaussettes. Puis, j’embrassais sagement ses pieds. Il n’y a rien de plus humiliant pour moi, même si j’y mets tout mon cœur. Sa peau est douce sur mes lèvres et je sens qu’il apprécie particulièrement ce que je lui fais.

.

Il s’allonge encore habillé sur le lit derrière moi. Je me retourne et m’emploie cette fois à lécher ses pieds, avec beaucoup de douceur. Ma langue sur la plante de son pied lui fait beaucoup d’effet. « Clarisse, tu es parfaite » Je me ravis de savoir qu’il ne me voit lever les yeux au ciel tant je ne crois pas une seule seconde à ce qu’il me raconte. Son esprit ne contrôle plus rien lorsque je suis dans la pièce. Mon sex-appeal sur lui dépasse tout, et ça biaise cruellement son jugement à mon égard, je finis par en rire intérieurement.

Quand il eut l’envie que j’arrête, il se redressa pour me laisser dégrafer son jean puis le lui retirer. Je caressais sa queue avant de la prendre progressivement dans ma bouche. Je crois qu’il aime beaucoup ça aussi, sûrement davantage que lorsque je lui lèche les pieds.

.

L’instant suivant, je me retrouvais à quatre pattes sur le lit, pour lui offrir mon cul. J’avais mis à sa disposition tous les jouets dont il pouvait se servir avec moi. Il choisit le fouet avant de revenir vers moi. Les coups qu’il portait à mon fessier étaient modérés, la douleur qui m’affligeait en cet instant n’était qu’un préparatif pour la suite.

.

Car c’est avec le paddle qu’il me travaillait l’instant suivant. J’étais un peu plus inquiète. J’avais peur de rompre, je n’y étais franchement pas prête. Mon processus de deuil est assez long et ce genre de voyage BDSM ne se fait pas comme ça, au deuxième rendez-vous. D’ailleurs, je n’ai rompu qu’avec un seul homme et passer cet espèce de « flambeau » me déchire, pour l’instant je n’y suis franchement pas. Même si les coups étaient francs, je ne franchis pas avec lui les limites du politiquement correct en ce qui concerne mon BDSM « soft » Le paddle (qui reste en vérité une simple planche à découper en bois) aura eu raison de mon cul, mais pas de mon esprit. Car les coups seront tombés sérieusement et à de nombreuses reprises, mais je suis quant à moi restée bien accrochée, les deux pieds sur terre. Ensuite, Monsieur me prit, dans cette position. Le sentir me remplir de son sexe reste pour moi quelque chose de très agréable, c’est la communion de nos deux corps. Tout en considérant que l’un prend le pas sur l’autre, il envahit mon sexe avec le siens, il prend ses marques en moi, dans mon corps et dans mon esprit. Je ne ressentirai jamais plus l’émotion incroyable que j’ai pu ressentir dans le passé de tous ses amusements sexuels. Tout est devenu tellement plus fade et froid, mais je n’ai pas envie de me dire qu’aujourd’hui tout est fini. Je suis donc plus attentive aux détails, j’essaie d’apprécier au maximum tout ce qu’il peut me donner de lui, même si rien n’est jamais simple. Je chasse mes idées noires, en permanence… Le temps reste mon allié.

Ensuite, nous nous sommes allongés l’un contre l’autre. Nous partagions un moment de tendresse comme il semble les apprécier. Je nous avais préparé un dîner en tête-à-tête accompagné d’une très bonne bouteille de vin.

Je finis par le branler de mes mains agiles, laissant une fois encore s’attarder mes doigts sur quelques points sensibles de son membre et réussi sans difficultés à le faire jouir avec force. C’est ainsi que nous terminions notre jolie soirée en tête-à-tête…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *