Marquer mon corps

Rendez-vous était pris à la sortie de ce confinement pour se retrouver enfin tous les deux. J’étais brûlante à l’idée de le revoir. Nous nous sommes donné rendez-vous à Paris. Il m’a transmit une adresse exacte à laquelle je devais me rendre sans m’en dire davantage. La suite serait pour moi une totale surprise.

Je gare ma voiture, assez facilement, dans la capitale. J’avais prévu de me faire la plus jolie possible pour lui. Lui faire honneur et être la plus belle des soumises. Je voulais, comme à chaque fois, qu’il soit fier et flatté de m’avoir à son bras.

Lorsque je le vois remonter la rue au loin, je devinais déjà ses yeux pétillants, son sourire, aux anges. Je tombais amoureuse une nouvelle fois lorsque je l’ai vu. Mon amour, grand, beau, ténébreux, amoureux. Il était comme j’adore : vêtu d’un très beau costume noir et d’une chemise blanche. Simple mais terriblement sexy. Quand il s’approcha tout prêt de moi, il me prit d’abord par la main et me fit faire un tour sur moi-même. Il se mordit la lèvre et me dit « punaise, ce que tu es belle. Je te ferais bien l’amour ici, sur le champ » avant de passer sa main à ma taille et de me serrer tout contre lui.

Je sentis l’odeur de son parfum que j’aime tant, Invictus, qui prend sur lui une odeur toute particulière, sans nulle autre pareille. Je pris une grande bouffée d’air au creux de son cou en reposant ma tête sur son épaule. Un geste que je trouve d’une profonde tendresse et qui me manquait si fort.

Il prend mon menton de sa main et vient relever ma tête jusqu’à lui permettre de plonger ses yeux au fond des miens. « Tu m’a terriblement manqué ma belle » me susurre t’il avec émoi. Il m’a manqué si fort lui aussi… Je suis tellement émue que j’en ai le menton qui tremble. Ces derniers mois ont été rudes pour de nombreuses raisons personnelles. J’ai eu beaucoup de mal à supporter tout cette période (je ne parle pas du confinement à proprement dit.) Le retrouver représentait pour moi une certaine forme de délivrance, le calme soudain après la tempête.

Papang m’embrasse le front avec un mélange poignant de force et de délicatesse. Quelque chose de l’ordre du sensible qui me murmurait à l’intérieur « je suis là pour toi, et je te protège, n’oublie pas. »

Nous nous échangeons ensuite un baiser de cinéma, long et langoureux, passionnel.

Après ces émouvantes retrouvailles, il me tendit la main et nous primes la direction d’un restaurant qu’il connaît très bien. Nous y sommes attendus, nous, les uniques clients, qu’il avait réussi à faire privatiser, ouvrir juste pour nous. Le chef, un ami, serait notre cuisiner et serveur. Il nous accueille et nous montre une petite table au fond de la pièce, apprêtée simplement. Reposait dessus une petite nappe blanche, une rose et une chandelle qui brûlait déjà.

Nous nous installons, et passons ensemble un moment délicieux. Je suis heureuse et comblée d’être là, ici, avec lui et je savoure chaque secondes de ce très bon repas.

Nous quittons l’endroit deux heures plus tard, il est bientôt 23 h et nous avons hâte de rentrer. Monsieur m’ouvre la porte de sa voiture et m’invite à monter. Il nous conduit là où nous allons passer la nuit.

A l’arrivée dans notre chambre, il me demande de rester à l’entrée et d’attendre un instant. Il se poste derrière moi, reste très silencieux, méticuleux et me passe un bandeau sur les yeux. Ensuite, il enfile un gagball en anneau très large a ma bouche. Je bave quasiment aussitôt. Rien d’étonnant venant de lui, car je sais qu’il aime beaucoup ça.

Il retire mon trench, puis ma robe qu’il laisse tomber au sol. Je suis en sous-vêtement. De la dentelle noire, des bas et un porte-jarretelle. En somme, quelque chose de très sobre, mais de très distingué également.

 Maintenant, tes mains dans le dos s’il te plaît.

Mon sac de voyage à la main, il le dépose sur le canapé et l’ouvre pour y récupérer mon collier avec sa laisse. Il me le met au cou et il tire dessus afin de m’amener là où il souhaite que j’aille dans la pièce.

Il s’assoit sur un grand fauteuil et m’ordonne de me mettre à genoux devant lui. Il prend ma tête entre ses mains et j’imagine qu’il m’observe. Cela dure un petit moment. Puis, il enfonce sa langue dans ma bouche grande ouverte par le gagball. Je tire ma langue qu’il sucera avec délectation.

Il me retire rapidement cette entrave qui m’empêche de parler et qui me fait énormément baver. Puis, d’un geste doux, il accompagnera ma tête se poser contre sa cuisse. Il se dégage tellement de tendresse et d’amour dans ce moment bien précis, des choses que nous sommes les seuls à comprendre, dont nous sommes les seuls à pouvoir saisir l’intensité bouleversante. Je suis quelqu’un de très sensible, mon menton se met à trembler encore. Mon Maître m’a tellement manqué, tellement… Je me damnerai pour rester dans cette position des heures entières, sous ses caresses, entre ses mains à la fois douces et dures.

Il me demande de me relever, toujours les yeux bandés. Il se lève lui aussi, retourne à ses affaires et revient vers moi. Il me penche vers l’avant et me fait prendre appui sur les deux accoudoirs du fauteuil. « Maintenant, il est largement temps de se faire du bien, n’est-ce pas ? » Oh oui oh oui ! Je jubile à l’intérieur, même si je commence à avoir une trouille monstrueuse, car je n’ai pas la moindre idée de ce qu’il compte me faire. J’ai les fesses bien tendues vers l’arrière et j’attends ses coups. Il caresse d’abord fermement mon cul charnu et vient se frotter tout contre. Je sens sa queue entre mes fesses qui durcit à la vitesse de la lumière. Je me dandine un peu, toute excitée. « Bouge pas ! » Me dit-il fermement. « Tiens-toi tranquille !» Oups, d’accord, c’est entendu. Ses mains malaxent, avec force, tirent, écartent, claquent, caresse. Puis, à l’instant où je ne l’attendait plus, un grand coup de martinet s’abat sur ma fesse droit. Un spasme me prend, mon souffle se coupe, le ton est donné. Tout devient plus grave, Monsieur me donne des coups de martinet, encore et encore, sur mes deux fesses et c’est terriblement excitant. Ma chatte commence à mouiller sérieusement et ma culotte se gorge de cyprine. J’ai toujours honte dans ses moments-là.

L’excitation atteint des sommets. « Retire-moi cette culotte ! » Me dit-il avec autorité. Je me redresse, descends celle-ci, totalement humide, avec beaucoup de maladresse. Les émotions se bousculent dans ma tête, j’adore ça !

Je me repositionne et j’attends. Je pense qu’il m’observe un instant. Moi, penchée, offerte, ouverte et dégoulinante ! J’entends le cliquetis de sa ceinture puis le zip de son pantalon, et tout à coup ses deux mains cramponées à mes hanches, il s’enfonce sans retenue. J’échappe un soupir mêlant la surprise au soulagement. C’est divin comme sensation. Celle de se faire pénétrer par celui qui me possède. Ainsi, il me prend, il m’habite, il m’envahit. Ses coups de reins son francs, intenses, divins ! Je sens sa respiration qui s’accélère, son envie de tout donner sans aucune retenue. Il me pilonne encore et encore, claque mon cul de ses mains et fini par jouir avec ferveur tout au fond de mon antre. Je suis tremblante, haletante et fébrile. J’essaie tant bien que mal de recouvrer mes esprits, ce qui n’est pas chose facile…

Je me redresse et je sens son sperme qui s’échappe. Je n’ai qu’une envie, c’est d’aller y plonger mes doigts et tout lécher devant ses yeux ébahis. Je suis pleine de lui et j’en veux partout. Je suis prête à m’enduire tout le corps de son foutre.

Je me canalise un peu et après m’avoir donné l’autorisation, je retire mon bandeau. La lumière est douce et mes yeux apprécient. Je me dirige vers la salle de bain lorsqu’il me rappelle à l’ordre. Le pantalon en bas des jambes, assit au pied du lit, torse-nu, il me retient par le bras au passage et sans dire un mot, il me montre ses chaussures du doigt. Oh oui, sacrilège.

Toujours dégoulinante, je m’agenouille devant lui une nouvelle fois et retire ses chaussures comme j’ai pris l’habitude de le faire. Ensuite, je retire le reste de ses vêtements. « Oh, tiens, il me semble qu’il en reste un peu, juste là » me dit-il innocemment en tenant sa queue dans la main et me montrant le bout de sa verge des yeux. Le message étant très bien passé, je m’approche et embrasse le bout de son gland en happant la dernière petite goutte de sperme qui s’en échappait. Puis je lui offrait mon regard des plus malicieux avant de quitter la pièce pour la salle de bain.

La nuit est déjà bien installée. Après une bonne douche chaude qui brûlera la peau de mes fesses tant elles sont rouges et martyrisées des coups qu’il m’a porté, je me glissais sous les draps du lit pour aller me blottir tout contre lui en pensant qu’il s’endormait déjà.

Je le regardais amoureusement et avec tendresse lorsqu’il me glissa en chuchotant « J’aime ainsi marquer ton corps, tu sais. De toutes ses façons. C’est en cela que tu m’appartiens. Et ainsi, j’honore la femme sublime que tu es de tout l’amour que je te porte. C’est de cette façon que je t’admire et te respecte. Je t’aime, bonne nuit. »

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