Nymphomaniac

Nymphomaniac

Comment ne pas commencer par vous parler de ce Film ! C’était important pour moi, de vous parler d’un film que je trouves tout aussi exceptionnel qu’élémentaire : Nymphomaniac (volume I et II)

Je ne tiens pas à vous en faire une synopsis linéaire banale, pour cela, lancez google et vous verrez bien, nombre on déjà du s’en charger très bien à ma place. Je vais plutôt vous dire exactement pourquoi j’adore autant ce film et à quel point je lui trouve de l’intérêt. Je compte bien vous le faire connaître et vous donner goût à le voir !

Note: Je vous ai laisser tout au long de l’article des liens externes, soit wikipédia ou autre afin de pouvoir fouiner plus facilement si jamais l’envie vous disait de le faire 😉

Pour les petites infos, Nymphomaniac est un film sorti en 2 parties, toutes deux en janvier 2014 (en France) la première (118min) est interdite au – de 16 ans et la seconde (123min) – de 18 ans (probablement pour ses scènes de violence, qui viens surajouter au caractère pornographique de la première partie) Ces deux films sont réalisés par Lars Von Trier qui en est également le scénariste ( Artiste hors normes qui aime la provocation, sujet à de nombreuses controverses quant à ses propos lors de différentes interview, Lars Von Trier est également le réalisateur d’ Antichrist et de Mélancholia, deux films auquel j’ai quand même beaucoup de mal à accrocher personnellement)

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Charlotte Gainsbourg incarne Joe, le personnage central, et c’est Stacy Martin qui joue je personnage de Joe plus jeune ( une très bonne actrice que je ne connaissais pas avant, qui à su s’approprier le personnage de Joe d’une façon juste exceptionnelle, elle dégage rien que dans le regard beaucoup de choses et sous ses airs de gamine crédule, vulnérable et fragile au visage d’ange se cache une jeune femme très déterminée dans sa quête sexuelle). Stellan Skarsgård est Seligman, l’homme qui receuil Joe à qui elle se confiera, Shia LaBeouf est Jerôme Morris, le seul homme que Joe à vraiment eu dans sa vie, le seul en qui elle y à mis beaucoup d’espoir, le seul avec qui elle à essayer de se construire un avenir. Christian Slater est le père de Joe et Sophie Kennedy Clark est B, l’amie d’enfance de Joe. Notons aussi la participation magistrale d’Uma Thurman dans la première partie et de Jamie Bell en homme sadique (K) ainsi que Mia Goth la protégée de Joe (P) dans la seconde partie.

A noter également que la bande Original est extra, il s’agit de Rammstein – Fuhre Mich

Nymphomaniac retrace le parcours de vie de Joe, une femme arrivée dans la quarantaine qui va faire une rencontre improbable avec un vieille homme, Seligman. Autour d’un thé, elle va lui compter le récit de toute sa vie sexuelle qui s’avère être des plus atypique. Car Joe n’a pas une sexualité banale, qu’elle porte en elle comme le poids d’un très lourds handicap, d’une souffrance sourde et constante. Elle s’auto-diagnostique nymphomane et lui se dit asexué. Sexuellement et totalement opposés l’un à l’autre, Joe narre sont histoire à Seligman qui lui s’en fait une idée bien personnelle. Il apporte son regard très cérébral et semble t’il parfaitement détaché. Tous deux deviennent les théoriciens du genre, elle vis à vis du sexe et lui avec tous les parallèles avec lesquels il en fait le rapprochement. Au fil des minutes, nous découvrons qui est Joe, une femme qui aura subit sa sexualité, un mélange frénétique et empoisonnant d’appétit sans limite, de désir envahissant. Cette femme pour qui le plaisir fini par se lier à la souffrance, à la recherche perpétuelle de la satisfaction.

Pour moi c’est un vrai petit bijou, ce film m’a beaucoup réjouis. Je suppose aussi que c’est le cas parce que je m’y projette énormément. Mon parcours n’est pas identique en tout point, mais j’y retrouve de nombreuses similitudes, et lorsque j’ai vu ce film, j’ai tout de suite compris Joe, ses perversions, ses plaisir, ses peines, etc. Je n’ai pas eu la chance de connaître dans ma jeunesse une amie telle que B dans ce film, mais j’ai bien connu un « Jérôme » par exemple. Ce film m’a aider dans mon acceptation personnelle de femme ( à demi ) nymphomane. Même si ce terme m’est vraiment beaucoup trop réducteur pour l’assumer.

L’antithèse de l’amour – « forget about love »

Par contre, si vous êtes fleur bleue, vous pouvez passer votre chemin tout de suite.

Screen-Shot-2014-04-04-at-12.43.48-PMLe film n’apporte pas un œil très positif vis-à-vis de toute l’approche sentimentale dans les relations humaines au sens large.  Je dirais même que pour une fois ( et enfin !!!) dans tout ce que j’ai déjà pu voir en la matière, les sentiments ne font pas partie des grands thèmes du films. Et contrairement à tout ceux qui se sont essayé à de pareils concepts cinématographiques se sont planté pour la simple et bonne raison qu’ils on tous essayé à un moment ou un autre d’y introduire (parfois très très maladroitement) une histoire d’amour.

Ce film est authentique, il ne se voile pas la face.

A chaque fois, dans tout ce que j’ai pu voir de similaire, même si le sexe semble le sujet central, en réalité il ne l’est pas, jamais. Toujours faut il qu’on vienne « parasiter » ça avec l’amour.  L’amour l’amour et toujours l’amour… Pourquoi faut il en faire cas, pourquoi ne nous est il jamais possible d’abandonner cette idée un instant, pour ce concentré sur l’essentiel d’un film, puisqu’il traite de sexe ! Lars Von Tiers en à fait le choix, et *@µ£$ que ça fait du bien!! C’est un précurseur en la matière et rien que pour ça je m’incline ! Une grande bonne bouffée d’air, que dit-je : de sexe !

Nymphomaniac

Toute la singularité de ce film réside dans le fait que pour cette fois, le sexe se détache totalement des sentiments. Autrement dit, ce film n’est pas une vulgaire histoire de cul qui cache en elle de lourdes attaches sentimentales (je crois même que c’est bien pour ça que je trouves que toutes les happy end des autres films dont je parlerais plus tard sont totalement inintéressantes en mon sens, parce qu’il faut toujours, toujours qu’en faite « ils s’aiment beaucoup et eurent beaucoup d’enfants ») voici aussi pourquoi j’apprécie beaucoup ce film. Il est sincère, franc du collier, il n’a aucun sens caché à la demie-molle. C’est pervers, c’est sexe, c’est frémissant, intense, et cela relève d’autrement plus d’intérêt que les récits à l’eau de rose que j’ai déjà pu lire et voir (qu’ils traitent du BDSM ou pas, le combat d’opinion peut continuer entre Histoire d’O et 50 nuances de Grey par exemple, pour moi, tout ça c’est dans le même panier lorsque l’on fait le rapprochement avec ce film, il n’y à même pas de discussion possible).

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Le sexe oui, mais pas que…

Ce film n’est pas un vulgaire porno dégueulasse comme on peu en voir par centaines de milliers partout. Il s’agit ici du « haut-de-gamme ». A la fois suggestif est très cérébral, ce film est une véritable perle en la matière. J’ai le souvenir très vif de certaines scènes à la fois très peu sexuelles et pourtant si excitantes, et je trouves que c’est là toute la qualité du film… Dispersées ci et là dans le film, ces scènes à la fois sages et obscènes me permettent de rester très calme mais malgré tout de toujours garder ce petit fourmillement entre les jambes. Avec ce film, ce sont mes neurones qui jouissent !

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8 chapitres

Les deux films se décomposent en 8 chapitres, j’aime beaucoup ce concept d’ailleurs, comme un bon vieux tarantino. Chacun d’eux représente une partie de la vie passée de Joe, les 8 grands chapitre de sa vie (sexuelle) c’est exactement cela.

Pour le teasing du film il y à eu une petite vidéo de faite à chaque fois, il me semble que chaque mois, une nouvelle vidéo était postée révélant donc chacune d’elle au fur et à mesure un chapitre du film. Sans vous donner plus d’éléments pour ne rien vous gâcher du film si vous ne l’avez pas encore vu, voici les 8 chapitres avec leurs vidéos.

Par contre je suis désolée mais elles n’existent qu’en anglais.

Chapitre 1 : Le parfait pêcheur à la ligne


Chapitre 2 : Jerôme

 

Chapitre 3 : Mrs. H


Chapitre 4 : Delirium


Chapitre 5 : La petite école d’orgue

Chapitre 6 : L’église d’orient et d’occident (le canard silencieux)


Chapitre 7 : Le miroir

 

Chapitre 8 : Le pistolet

 

Peut-être que la seule différence entre moi et les autres, c’est que j’en demande plus au soleil couchant. Des couleurs plus spectaculaires quand le soleil touche l’horizon.

C’est peut-être mon seule péché. 

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