Séance au donjon – Acte III

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De retour dans la sombre pièce de ce donjon, il était temps je crois cette fois pour mon Maître et moi de mettre fin à cette soirée avec un point d’honneur et de faire ça bien ! Soirée qui cette fois avait déjà bien été consommée sur le temps. Car encore à cette heure je n’avais pas vraiment subit la main lourde et sévère de Monsieur, qui m’avait préservé jusqu’alors. Le temps était venu de passer aux choses sérieuses, l’amusement était bel est bien fini, et j’allais devoir cette fois soulager Monsieur sur tous ses points d’appel nerveux et sexuels, que j’avais pris soin d’entretenir depuis déjà toutes ses heures avec lui. Le vent tourne et la séance était à la profondeur, tant physique que psychologique, tous deux liés par des sentiments si fort unis eux aussi paradoxalement tel que la douleur et le plaisir. Sans le savoir encore le point de non retour était proche, et je n’imaginais pas encore toute l’endurance dont il allait falloir que je fasse preuve.

Parfois dans nos vies arrive nos grandes heures, comme certains vous diraient qu’ils ont pris un chemin, tourné une page ou tout simplement fait des choix, eu une révélation. Sans l’avoir vu venir, pour moi cette nuit là allait être l’un de ces grands moments qui vous sautent au visage sans les avoir suspecté une seconde et vous apparaissent comme la lumière blanche au bout du tunnel, qui vous glace le sang tant ils sont troublants, comme si bizarrement d’un coup vous vous voyez droit en face dans un miroir en révélant enfin qui vous êtes vraiment au plus profond de vous même… Je n’oublierais jamais ce moment dans ce donjon.

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« L’occasion de te claquer le beignet »

Mon Maître n’allait pas laisser passer cette superbe occasion de me travailler le cul comme il se doit alors que nous avons toute une panoplie de matériel à notre disposition. Pour ce faire, mon Maître m’installe sur un tréteau spécialement étudié pour les jeux sado-masochistes, avec une zone d’appui adaptable sur la hauteur et rembourrée de mousse pour plus de confort. Mon Maître le dispose au centre de la pièce et l’adapte à ma hauteur. Me voilà alors au pied du mur, et d’une façon presque cérémonial je reprends mon souffle dans une grande insufflation et me positionne minutieusement. Mes fesses son offertes et bien tendues, je courbe l’échine, je cramponne mes mains fermement au bois du meuble et fixe le sol avec une concentration phénoménale. J’essaie de faire le vide dans ma tête et d’appréhender la douleur afin de mieux l’apprécier, mieux la recevoir, et la supporter sans plier. Je suis alors en confiance, calme et détendue, je ne nourrit aucune crainte et compte bien faire affront fièrement.20150721_2057321

Découvrir la « Magic Wand » partie 2

Pour commencer, mon Maître attrape une cravache à l’embout étoile, recouverte de tissu or pailleté, cette baguette magique nous à joué son tour dès la première seconde où j’y ai gouté, dès le premier contact tout contre ma peau. J’avais nettement sous estimé l’efficacité de cet objet. D’un aspect très enfantin et surtout très esthétique, je ne pouvais m’imaginer qu’elle soit aussi capable de me laisser des traces bien marquées (l’étoile encore reconnaissable même plus d’une semaine après). Je pense surtout que l’efficacité de chacun de ses objets de douleur se joue surtout par rapport à son utilisateur, car j’ai compris depuis longtemps que même une tige de bambou pouvait faire plus d’effet que n’importe quelle cravache, même la plus longue, ou encore la plus chère, j’en suis certaine. Mes fesses deviennent très rapidement l’expression d’une véritable constellation d’étoiles plus ou moins marquées. J’adore ça ! La douleur est agréable et se dirige toujours aussi bien jusqu’à mon sexe et accentue divinement mon excitation du moment. Je fait bander mon Maître de plus belle ce dont il ne se cache pas de me faire remarquer.

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Ensuite, mon Maître s’est essayé à de nombreux autres jouets, modérément et sans trop s’y attarder, avec des outils détournés de leurs usages initial qui me décalquent littéralement la peau tel que l’étrille américaine et la rappe en ferraille. Puis il s’empare d’une cravache fine et longue pour m’en donner quelques coups sur les bras, les jambes et le dos. Je commence à souffrir assez sérieusement mais je tiens bon. Vient ensuite le martinet de lassait plastique rouge vif fins et tubulaire, comme jamais je n’en avait vu. Le plastique m’a l’air assez souple mais le matériaux paraît aussi assez lourd et les lamelles qui pourraient être efficace si elle tendaient à se disperser au contraire restent liées entre elles et s’abattent sur moi en amas concentré, ce qui me fait naturellement moins mal que je ne l’imaginais, j’en restais un peu déçue mais visiblement ce n’était pas l’avis de mon Maître qui m’en couvrait copieusement le cul de coups.

Malgré le fait que mon corps soit déjà bien travaillé, j’en ai encore envie, et mon Maître n’en à pas fini avec moi. Il me demande alors quel est l’objet avec lequel j’aimerais terminer cette séance, et un objet tout particulièrement attire mon attention, depuis déjà plusieurs mois, et là j’en ai remarqué plusieurs suspendu au mur. Mon Maître sait et ressent que j’ai envie de m’y essayer ce soir. Alors puisqu’il ne fait pas dans la dentelle, tout naturellement Monsieur s’empare d’un paddle, le plus grand de tous et le plus large. Il est noir, d’une forme arrondie et recouvert de cuir contrairement aux deux autres qui sont en bois vernis. Le premier coup arrive et mes yeux s’écarquillent ! Mon souffle se coupe et je met un certain moment avant de répliquer en réponse à la douleur par un gémissement étouffé. Mes jambes se resserrent instinctivement entre elles, ainsi j’ai l’impression d’emmagasiner la douleur et de la diriger au creux de mon pelvis par irradiations de chaleur.

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Oui c’est ça, si je devais résumer fidèlement ce que je ressens dans ces moments là, c’est une espèce de vive chaleur interne, qui se propage telle une goutte d’eau dans du papier absorbant, comme si le coup arrêté par la barrière corporelle continuait son chemin en moi d’une façon délicieusement différente. Voilà pourquoi aussi je pense préférer recevoir la douleur sur les fesses plutôt qu’ailleurs. Pour moi le dos et les seins ne me procurent pas un plaisir tel que celui que je pourrais recevoir ne serait-ce que dans une fessée même si celle-ci reste modérée.

Monsieur me laisse le temps, j’essaie de reprendre une respiration calme très rapidement et attends les coups suivant… J’en reçoit ensuite deux d’affilé, un sur chaque fesse, d’une force telle que j’en arrive même à dessiner et visualiser l’endroit exacte des contours du paddle sur ma peau. Je resserre les cuisse de plus belle et je sens le tempérament de Monsieur changer sous l’effet de l’excitation et j’adore cela à un point majestueux ! « ECARTE ! Je ne te le dirais pas deux fois ! » Le ton est donné, et j’imagine alors son regard noir et imperturbable, et cela m’excite de plus belle, je sens alors que je vais commencer à me lâcher, et en imaginant les coups suivant, je vais me perdre, je ne suis plus très loin. Alors je puise dans toutes mes ressources et reprend ma place initiale, cuisse bien écartées. Et à cet instant, les coups s’abattent si vite et rapprochés les uns des autres, je ne compte plus mais mesure surtout la puissance écrasante des coups que je reçois. Cela ne s’arrête pas et je cède, mes sanglots approchent et je sens que je ne vais plus tenir à un rythme pareil. Je pleure à chaudes larmes et évacue ce liquide comme si cela m’étais nécessaire dans mon cheminement intérieur.

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« Encore s’il vous plaît… »

Je n’y arrive qu’a demi mot, et cette supplique me viens du font de mes tripes. Et dans ma tête je n’entends plus que ça « Encore s’il vous plait, encore Monsieur » J’eu soudain l’impression que j’avais quelque chose à atteindre, comme si les coups suivant me soulageraient d’un mal intérieur. Je me suis sentie si noire de l’intérieur et j’avais besoin d’évacuer toute cette crasse ignoble en moi, je ne pourrais pas dire que j’avais envie de me punir, mais plutôt de sentir la douleur pour oublier le reste. J’ai alors reçu quatre coups supplémentaires, d’un force que j’eu l’impression d’être  encore plus prononcée, sur un cul qui était déjà en charpie. Je me suis mise à pleurer et serrer les dents comme jamais, je me suis sentie soudain seule avec moi même et face à mes réalités intérieures. Dans la violence du moment, j’ai senti la douceur désarmante d’une goutte couler le long de mon entre cuisse et là j’ai froncer les sourcils avant de recevoir les deux derniers coups, qui m’ont mise à terre. Je me suis repliée sur moi même et ainsi je me suis terrée un instant. Après coup, nous avons rediscuté de cela avec mon Maître et je lui ai expliqué que pour terminer ce moment correctement, j’aurais préféré personnellement qu’il s’en aille sans dire mot et qu’il me laisse avec moi même… J’ai ressenti un profond moment de solitude, j’étais seule avec moi, mais c’était nécessaire.

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Tomber à droite… Ma came la douleur.

J’ai soudain pris conscience de mon attirance pour la douleur et j’ai compris que là ce n’était plus un jeu du tout. J’étais à vif, fragile et totalement nue sur tous les plans… Désarmée mais totalement ouverte, je ne méritais là qu’un crachat au visage tout au mieux et de l’ignorance. Cela à soulever chez moi de grands questionnements, nous en avons longuement parler après coup avec Monsieur et c’est là que j’ai compris qu’a vouloir trop m’ouvrir je peut risquer de mettre les pieds sur des terres plus noires encore de moi même que je n’ai jamais exploré jusqu’alors et donc que je ne connais pas.

Monsieur à assez bien récupéré la situation, il à su me tendre la main et me protéger de ses bras même si j’étais sincèrement ailleurs à cet instant. Par contre, je n’étais  absolument pas amer de son comportement, au contraire je l’en ai remercier à de très nombreuses reprises après cela. Voila en quoi réside toute l’ambivalence de mes sentiments pour lui. Cette fois, il était de toute façon temps pour nous de quitter l’endroit. Alors je sèche mes larmes et reprend en passant la porte mon habit de toujours, mon habit de lumière, et range ce moment précieux au plus profond de moi. Comme Icare avec ses ailes de cire, à vouloir trop s’approcher du soleil, on arrive à s’en brûler les ailes.DONJON DONJON DONJON DONJON DONJON DONJON DONJON DONJON DONJON DONJON DONJON DONJON DONJON DONJON DONJON DONJON DONJON DONJON DONJON DONJON DONJON DONJON DONJONnew-imageuuuj

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