Une fierté qui pourrait me perdre…

Je me rends compte que je suis quelqu’un de très fière, j’ai énormément de mal à plier et lutte sans relâche pour ne pas tomber. Parfois c’est pour ne pas tomber devant mon Maître, mais j’ai du mal à prendre conscience qu’en réalité je lutte pour ne pas tomber au creux de ses mains… Je sais pourtant qu’il ne me mettra jamais à terre et qu’il sera toujours là pour me récupérer au vol, surtout même c’est ce qu’il désire, que je tombe dans ses filets, que j’ose tout, sans rien lui cacher jamais, sans rien retenir. Et de la même façon que je l’écris c’est mon désir aussi, mais le vice de ma personne ne fait pas toujours de moi une soumise exemplaire…

Assumer mes sentiments

Je lui dit que je veut lui montrer que je suis forte, ce que j’essaie de faire au maximum, mais en réalité c’est aussi qu’il y à des choses que je n’ose pas lui montrer parfois; mes faiblesses, mes sentiments, mes humeurs… Lorsque celles-ci deviennent trop inavouables à mes yeux. Je suis trop fière et je lui fait affront en un sens ce que je ne désir surtout pas en réalité, et ensuite je suis mal de la situation que j’engendre. C’est après réflexions que je me rends compte de mes erreurs et ensuite, j’en ai le cœur lourd. Il y a des choses que nous nous refusons tous d’admettre ou de montrer. Et malgré mon sentiment de soumission, je sens bien que parfois, quand mon Maître rencontre mes résistances je n’ai de cesse de lutter pour ne pas exorciser les émotions qu’il voudrais que je fasse ressortir pour lui…

Tenir le regard

L’exercice le plus dur qu’il m’ai été demandé de faire. Car en réalité, je me rends compte que baisser le regard est un excercice bien facile, dissimuler son âme, ne pas assumer lors des moments fort, de montrer ses émotions à son Maître. Ne pas regarder est un soulagement parfois, une façon très simple de se soustraire, de ne pas tout dévoiler. Pour moi baisser le regard c’est un acte de soumission, me donnant un sentiment d’humiliation, mais aussi une grande manifestation de honte et de faiblesse de ma part. Je commence à comprendre toute l’importance de son regard dans le mien, à quel point l’exercice se révèle difficile, car dans certaines circonstances, quand je suis vraiment faible, nue et fragile, je n’arrive pas…

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Réclamer la douleur, ouvrir ses portes, entre le désir et la peur

Aimer souffrir est une chose, désirer la douleur aussi, mais la réclamer en est une autre. Depuis mes début dans la soumission, je goûte à la douleur. J’aimais souffrir un peu, puis j’ai aimer souffrir toujours un peu plus fort au fil du temps. L’inconnu m’angoisse, j’ai peur de la douleur, mais dans une ambiguïté des plus singulières, cela m’excite aussi d’autant plus. Plus la douleur est grande, plus elle me fait peur, et plus cela m’excite, c’est une réaction en chaine, un cercle infernal. Mais je ne connais pas mes limites, j’explore petit à petit, et même si mon Maître m’exploite très progressivement, et de façon très juste, je n’arrive pas à le lui réclamer la douleur. J’en parle car dans le fond j’en aurai vraiment très envie, et je sens aussi que mon Maître attend cela de moi, mais je n’ose encore pas… J’admire les soumise qui réussissent à faire cela, preuve d’un climat de confiance et de complicité très fort dans le rapport D/s entre elle et son Maître, mais aussi d’un lâché prise incroyable. Car pour ma part, aujourd’hui je peut dire que je fait une confiance absolue en mon Maître, mais je n’ai pas la capacité là encore de lâcher suffisamment prise… Il faut assumer aussi, c’est à dire pouvoir reconnaître que la douleur reçue ne serait arrivé seulement parce que « je l’aurais bien cherché » et pour cela, je pense qu’il me reste encore du chemin à faire…

Cet article tient compte d’état des lieux, et grâce à la rédaction de celui-ci, je fait le cheminement intérieur pour me remettre en question et pointer du doigt mes failles et m’améliorer en se sens. J’ai envie d’être meilleure pour mon Maître, lui faire honneur et lui montrer tout l’effet bénéfique qu’il à sur moi, qu’il à cette capacité incroyable à me faire réfléchir et évoluer, grandir aussi. Il me guide, m’éclaire. Il m’ouvre aussi, petit à petit, avec délicatesse et savoir faire. Je ne lui dirai jamais assez toute ma reconnaissance et toute ma gratitude. Monsieur à beaucoup de mérite à redresser une sale petite soumise caractérielle dans mon genre…

 

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