Une histoire d’amour

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Aujourd’hui j’avais envie de vous parler film une seconde fois ! Par contre pour celui-ci je suis nettement moins emballée je dois bien l’admettre.  Ce film remue, car il est adapté d’une histoire vrai qui est elle même assez trash. Cependant l’histoire et son adaptation cinématographique ne manque absolument pas d’intérêt à mes yeux et mérite elles aussi à ce que l’on se penche dessus.

Tout part de là; j’ai vu sur facebook une discussion autour de ce film, jugé très perturbant voir déroutant. Ne le connaissant que de nom, je me suis décidée à le regarder… Et voici ma critique personnelle.

Une histoire d’amour, voilà son titre, simple et concis. Je tiens à faire noter que sur la pochette du DVD, on peut lire le titre en lettre majuscule jaune vif, avec le mot AMOUR que l’on vois “tranché” par la diagonale, tout cela pour la simple et bonne allusion au personnage principal et son décès tragique par une balle en plein coeur. Je ne manque pas de vous gâcher le suspens car les tabloïds en on assez fait leurs petits papier, ce film raconte l’histoire terriblement bouleversante d’un couple d’amant, pratiquant les jeux extrêmes qui s’est terminé de façon glacialement sordide et tragique.

Paris Match caractérise cette histoire comme étant ” Une épopée affective monstrueuse typique de ce début de millénaire à l’individualisme triomphant où l’amour se résume à la consommation, de fouets et de lanières comme de voyages sublimes, et à la fusion destructrice.” Je trouves que ces quelques lignes résument assez bien ce film.

Avec un assez bon casting : Laéticia Casta que je n’aime pas spécialement mais ce n’est qu’un avis personnel, Benoit Poelvoorde que j’apprécie énormément pour son jeu d’acteur mais aussi pour l’homme qu’il est et un participation de Richard Bohringer. Pour les infos plus techniques ce film sorti en 2013 est réalisé par Hélène Fillières, il dure 80 minutes. C’est un film franco-belge.

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Ce long-métrage raconte l’histoire vrai d’Edouard Stern et de Cécile Brossard, deux amants passionnés. Lui était un très riche businessman de génie et un homme de grande culture. Dans le film, l’homme transparaît au caractère narcissique et surtout totalement pervers. Se jouent alors dans leurs couple un rapport très fort et intense, à coup d’adrénaline, tant dans leurs gestes que dans leurs mots. Bref, une relation puissante et dévastatrice qui aura d’abord brûlé puis consumé ces deux êtres. Un amour empreint de possession, de masochisme et de manipulation.

” Le 1er mars 2005, au matin, le personnel de son appartement genevois le découvre étendu [Edouard Stern] sur son lit avec deux balles dans la tête et deux autres dans la poitrine et le ventre. Stupeur. Le grand fauve de la finance est cagoulé et revêtu d’une combinaison de latex, comme en usent les adeptes du sadomasochisme. ”
Et c’est en cela que le film dérange et l’histoire bouleverse, pourrions-nous allez aussi loin pour assouvir ces pulsions si fortes, obsédantes, déraisonnée, au delà de toutes les limites : l’acte ultime dans sa quette intérieure. Ce film parle je crois un peu de nous tous, adepte du BDSM. Ce film me dérange, comme s’il me disait ” Tu vois, jusqu’où tout ça peu aller” Il me glace le sang, me déstabilise. Je sais pertinement que je tiens trop à la vie pour arriver à une chose pareille, mais lorsque mon Maître me frappe et quand je pleure avec ce désir en moi que cela continue encore et encore je sais déjà que je dépasse certaines de mes limites intérieur, et ce fait divers n’en est que même sentiment/expérience à un stade bien suppérieur. Alors on se pose tout de même la question, ” de quoi me satisferais-je dans 10ans, puis 20, puis 30, etc” Me faudra-il aller vers des actes encore plus extrèmes d’avoir dépassé une par une et petit à petit toutes mes limites ?

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Alors sur le coup, j’ai terminé ce film les idées toutes chamboulées. J’ai coupé ma télé et me suis perdue dans un vide abyssal. Dans un silence de plomb des heures durant. J’ai même eu du mal à en parler à mon Maître. C’était très particulier. Voilà aussi pourquoi j’aurai mis plus de six mois avant de réussir à en parler. Le temps d’y réfléchir longuement, de se questionner et d’arborer la critique de cette histoire avec davantage de réflexion, de sagesse. Parce que sur le fait, c’est comme si ce film était venu me secouer quelque part en moi là ou je ne l’attendais pas. C’est une histoire à la fois profondément triste mais surtout totalement boulversante, surtout pour quelqu’un du milieu qui peut quant à elle parfaitement comprendre ce goût que l’on partage pour la douleur physique et la manipulation mentale.

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