22 jours à l’attendre…

Voila maintenant enfin le dénouement de ces 3 semaines qui m’ont paru une éternité. Je viens de passer 22 jours sans contact de mon Maître ou presque, pour des raisons de congés, tous deux avons repris un train de vie plus ou moins vanille, disons « comme avant » lorsque nous ne nous connaissions pas. Drôle de chamboulement, et pas des moins redouté je dois dire… Nous nous sommes retrouvé hier pour passer une partie de la journée ensemble, un très bon moment, et le revoir m’a fait énormément de bien.

14404869376411Ce passage bien que difficile à gérer car il s’agissait là de véritablement vivre une coupure franche, et n’avoir presque aucun contact pendant toute cette période, m’a permis d’avancer dans ma soumission. Créer le manque à du bon, autant que le jeune d’orgasme pour exemple, il raréfie l’instant, le rend donc plus savoureux et précieux lorsque nous l’obtenons. Le manque permet de nous faire prendre conscience de la réel importance que l’on donne à ces personnes que l’on quitte un moment. J’allais perdre mes repères, ma ligne directrice, j’étais déboussolée et angoissée. Tout ce qui me rendais heureuse et épanouie ces derniers mois, comme jamais je ne l’avait été auparavant allait s’éclipser, je devais faire preuve de savoir être, de patience et comme mon statut me le demande, surtout ne faire aucunes vagues, il n’en était pas question.

Cela dit une fois de nouveau aux pieds de mon Maître, tout s’efface et j’ai le sentiment puissant que ce n’était rien en réalité, j’oublie alors tout ces moments difficiles que j’ai traversé et reprends ma place de soumise dévouée. Pour vous, qui avez patientez avec moi pour obtenir mon retour concernant ces 22 jours d’attente, je mets des mots sur toute cette période passée, en vous parlant tout simplement de mes états d’âme, de mes questionnements, mes doutes, mes craintes et toutes mes émotions. J’aime me mettre le cerveau en ébulition, j’ai un naturel comme cela, alors je peu vous assurer que dans la solitude que peut ressentir une soumise ésseulée même un court instant comme j’ai pu le vivre m’auras fait faire bien du chemin, beaucoup de chemin.

14404869376411dddJ’ai donc énormément réfléchi, me suis poser des quantités incroyables de questions, des questions pour les plupart exsitentielles, sur ma condition, ma sexualité, mon « anormalité » et mon image, la soumise Clarisse mais aussi tout ce qui fait que je suis moi, et pas exclusivement une chienne soumise. (si seulement ! Les choses seraient beaucoup plus simples)  J’ai profité donc de cet instant de « disponibilité » pour faire une petite parenthèse et dresser un bilan. Au delà de la soumise que je suis, la femme aussi, la sœur, la fille, l’amie, car dans la vie, quoi que l’on dise, équilibrer sa vie de femme entre tous ses rôles n’est pas facile, et ce n’est même pas moi qui vous le dirais, je pense notamment aux femmes mariés, qui mènent pour certaines une double vie, entre leurs vie de soumise, de mère, de femme, d’employées. Il faut apprendre à composer sa vie en fonction de sa relation. Me concernant, j’ai été portée par un flot de bien-être, j’ai passé jusqu’alors presque tout mon temps à penser, vivre et agir pour ma relation de soumise, sans pour autant ne pas composer avec mes amis, ma famille et mon travail, mais ce moment de solitude m’a projeté, comme si sans que je ne le veuille j’avais fait un arrêt sur image, et que je prenais enfin le temps de me poser des questions, de me projetter et de rationnaliser réellement notre relation. J’y ai vu des choses pas toujours positives, et j’ai aussi visualisé certaines problématiques pour lesquels je sais qu’il n’y à encore aucunes vraies solutions…

Mise à l’épreuve…

Avant toute chose, avant même d’avoir quitté mon Maître en début de mois, j’avais bien conscience que cette période allait devenir une mise à l’épreuve. Un moment pour souffler ? Alors là pas du tout ! Ma liberté m’a fait si peur, j’ai eu la sensation qu’il s’agissait de me lâcher, triste animal que je suis ne sachant vivre pleinement qu’en captivité… J’ai conscience que c’est très égoïste de ma part, je ne devrais pas penser ainsi. Comment affronter sans lui ? Comment avancer malgré tout, comment optimiser ces moments de « liberté », et, ce que je ne voulais absolument pas : me morfondre et passer les seuls moments ou je pouvais rentrer en contact avec lui, c’est à dire dans mon mail quotidien pour lui expliquer simplement à quel point je suis triste et seule et que je n’ai qu’une seule hâte : le retrouver. Je me suis refusé d’avoir un tel comportement, car avant tout je ne cherchais pas à le mettre mal à l’aise de la situation, et surtout je comptais bien au contraire, le rassurer et avancer, car c’est ainsi je le suppose que mon Maître aurai voulu que je soit, j’ai agis et anticipé, sans qu’il n’ai eu à me le suggérer.

De plus, pour vivre au mieux cette période qui s’annonçait difficile, mon Maître m’a levé de toutes mes obligations : je pouvais désormais me toucher comme bon me semble sans avoir non plus l’obligation de lui écrire quotidiennement. Cependant le plus compliqué était là: pas un SMS, pas un appel, rien. Sur ces trois semaines, nous avons réussi à nous contacter quelques fois, mais à très peu de reprises seulement. Alors même si je n’en avais plus l’obligation, j’ai continué à lui écrire. J’ai pris conscience qu’avant que cela ne soit une obligation, s’en est devenu avant tout un besoin, et que je devais lui écrire pour entretenir le lien, c’était plus fort que moi. Mais aussi, de cette façon, sans trop y avoir réfléchi ou prémédité, continuer à écrire lui montrait le poids de ma dépendance, de ma dévotion pour lui, et aussi, me permettais de lui apporter un peu de moi dans son quotidien. Je ne l’aurais jamais abandonné, sous n’importe quel prétexte. Concernant les orgasmes, j’ai repris mon petit train train fade et monotone de célibataire. Je me suis touché quotidiennement, d’une façon très homéopathique, des orgasmes pansements (triste constat, car des orgasmes pansements, je n’en ai que trop connus, et je préfère désormais souffrir du jeune d’orgasme pour savourer un plaisir vrai et intense, partagé qui plus est, que de jouir sans rien ressentir au plus profond de moi, sans excitation, sans désir, sans appétit, et sans gôut.) Malgré tout je ne peu pas dire, sans orgasmes je n’aurais jamais réussi à tenir le coup je dois bien le reconnaître… Alors que tout m’inspire au sexe autour de moi, mon quotidien est ponctué de photos érotiques, de texte excitants, d’inspirations perverses, jamais je n’aurais pu tenir autant de temps et dans la tristesse de la liberté sans avoir cette mince compensation.

En ce mercredi tout particulier, mon Maître pour cette occasion m’a sorti en extérieur prendre l’air frais avec mon collier au cou.

M’ouvrir aux autres dans la soumission

Voila que j’étais désormais totalement disponible dans tous les moments que j’aurais en temps normal passés avec Monsieur, j’avais désormais un peu de temps pour moi. Bien entendu, il allait être question de BDSM quoi qu’il en soit, alors j’en ai profité pour écrire, écrire mes mémoires encore et toujours, mais aussi ecrire aux autres. Contacter les soumises avec qui il me tenais à cœur d’écrire, des soumises que je supposaient inaccesibles, avec la grosse tête, mais les préjugés, vous savez bien… Alors j’y suis allé, j’ai contacté beaucoup de monde, je me suis inscrite sur Fetlife, et j’ai découvert des personnages toujours plus respectables les uns les autres, certains pour leurs écrits, d’autres pour leurs performances, qu’elles soient psychologiques ou physiques. J’ai rencontré de très beaux spécimens, des gens très constructifs et intéressants vraiment, et parfois de très jolies coquilles : vides ! De très très jolies coquilles tout de même. J’ai appris que le meilleur ne se trouve aussi pas forcément là ou on l’attends, et pour cela, j’ai été beaucoup touchée et j’ai apprécié découvrir des personnes bien que discrètes mais surtout profondément soumises, des personnes humble est entière, sincère, avec leurs part d’ombre et de lumière, qui on su m’ouvrir leurs bras !  J’ai donc eu des déceptions, mais surtout beaucoup de bonnes surprises. J’ai pu voir que la notoriété pouvait rendre les gens imbus, nombriliste et narcissique, des personnes qui savent manipuler leurs monde pour des attirances qui n’ont plus rien de BDSM et donc que je ne partage pas, comme l’argent ou la prétention. Je prends conscience que je n’ai pas envie de devenir celle là, jamais. Si je suis ici c’est pour mon épanouissement personnel au travers celui de mon Maître et jamais rien ne me fera changer d’avis c’est certain.

10984608_173496472981969_1701768743247172521_nJ’ai vu aussi toutes les « nuances »  (blague à part) des couleurs du BDSM. certains qui s’aiment, d’autres pas du tout, certains très sexuels, ou au contraire platonique et simplement sadique et dominant, certains vicieux et d’autres pas. Je prends conscience que finalement, le BDSM impose tout un tas de codes de conduite tel que le collier le vouvoiement et j’en passe mais finalement, ce ne sont que des « bricoles » comparés aux nombre incalculable de variables dans chaque relation BDSM. Malgré quelques finalement très petites lignes de conduite bien connu dans le milieu, certains à la « histoire d’O » avec leurs jolie bague ou encore l’interdiction pure et simple de porter des sous vêtements. Pour la petite blague j’ai même reçu des critiques concernant une photo de moi qui croise les jambes comme quoi cela est « inadmissible » pour une soumise ?! Sérieusement, je me pince le bras et me questionne: ma relation repose t’elle réellement sur des lignes directrices aussi « bidons » ? Alors non, la bague d’O ne me fait absolument pas envie comme certains s’en font un acte ultime de manifestation de leurs unions BDSM. Enfin, je respecte tous ses chemins de pensées, mais personnellement, cela n’importe pas ni à mon Maître, ni à moi même…

Au tout départ je me souviens quand Monsieur m’a proposé de rédiger mes mémoires, j’étais totalement réfractaire, mais le plaisir d’écrire à surpassé mes appréhensions très vite, et aujourd’hui j’écris vraiment sans l’once d’un regret, et j’utilise mon blog comme un vecteur supplémentaire de plaisir de soumission. J’avais peur de faire quelque chose de moindre qualité, et que cela n’en devienne ridicule, alors que finalement j’ai arrêté de me donner raison en restant négative, pessimiste, et j’ai préféré assumer tout ce qui fait de moi quelqu’un d’authentique, avec mes failles, mes fautes et mon caractère que certains jugent atypique, et ma récompense est là, cela marche ! Etant naturellement quelqu’un de très discrète et effacé, je pensais que c’était dévaloriser ma relation que de l’étaler aux yeux de tous, lui faire perdre quelque chose, plutôt que de garder cela pour nous, notre jardin secret en quelques sorte, mais j’ai compris que le principal vraiment n’était plus là, l’alchimie subtile est, et restera toujours indescriptible et impalpable dans le regard de n’importe quel œil extérieur. Je souhaite à toute et à tous de trouver le Mâle dominant qu’il vous faut, ou la femelle docile dont vous avez besoin, pour vivre si ce n’est pas déjà le cas, des instants du même type.

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Voila, cet article comme une confession pour simplement dire que cette période que j’aurais tant appréhendée m’a finalement été très bénéfique et je pense que j’ai tâché au mieux que je le pouvais d’en tirer le meilleur, et profiter un maximum de ce temps libre qui m’était offert. Je vais pouvoir retrouver plutôt l’odeur du sexe de mon Maître désormais, son goût que j’aime tant, sa façon qu’il à de me manipuler de sa main de Maître, et tout ce qu’il y à d’autre en lui qui le rend si authentique et si vrai. De si bas je le retrouve, avec un plaisir qui n’en est que plus fort.

Pour vous avoir fait attendre tout autant que moi j’ai attendu, je vous laisse visualiser en cliquant ici les photos de mon « compte à rebours » sans la censure cette fois.

 

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