Rencontre amicale

L’hiver passé, mon Maître m’a fait une faveur. L’occasion pour moi que j’attendais depuis vraiment très longtemps. Il acceptait de se libérer un week-end tout entier juste pour lui et moi. Cela ne nous était jamais arrivé. J’ai profité de cette fabuleuse opportunité pour justement lui proposer un week-end surprise, dont il ne saurait rien avant d’y être. Deux jours hors du commun, pour se retrouver lui et moi, passer du temps ensemble et faire des choses qui nous feraient du bien, une parenthèse hors du temps et des soucis du quotidien.

J’ai pris ma tâche très au sérieux et avec beaucoup d’enthousiasme. J’ai commencé très tôt à organiser ce week-end, j’ai contacté pas mal de monde et fais de très belles réservations. Nous n’étions plus qu’à un mois de la date fatidique lorsque mon Maître m’annonce qu’un empêchement va le retenir… J’ai eu beaucoup de mal à cacher ma peine et ma désolation immense… La situation entre nous s’étiolait déjà et ce geste de sa part m’a profondément blessée, moi qui étais combative et qui essayais de faire vivre notre histoire.

Les superbes projets qui me tenaient à cœur n’étaient alors plus pensables et j’ai donc dû contacter petit à petit avec beaucoup de gêne toutes ces personnes avec qui j’organisais les choses depuis un moment déjà. Jusqu’au jour où nous nous sommes séparés. J’ai mis en stand by mes occupations et j’ai fini par penser les choses différemment cette fois, après avoir passé la « phase de crise » …

Il y avait un couple que j’avais particulièrement envie de rencontrer, et de faire connaître à mon Maître. Un couple qui à mon goût nous ressemblait beaucoup, que j’avais à l’œil depuis plus d’un an, et que nos plannings ne nous permettaient pas de rencontrer jusqu’à ce fameux week-end. Alors au lieu d’annuler je me suis dit qu’il fallait que j’arrête d’être aussi idiote et que je maintienne notre entrevue. J’ai donc maintenu tout en informant ces personnes que je viendrais seule… J’étais en confiance, je sais que ces gens sont des personnes sérieuses, et je n’avais pas la moindre crainte à leur sujet. Toutes ces choses m’ont encouragé à y aller. C’est peut-être bête à dire mais c’est si rare dans le monde du BDSM qu’il ne fallait pas que je manque cette occasion.

J’ai fini par me dire que cela me ferait du bien d’avancer sans mon Maître, et de ne pas me priver de toute ces choses que je mérite simplement à cause de son absence. J’aurais été idiote de me priver doublement pour un « réconfort » dont j’étais finalement la seule responsable et méritante.

J’ai eu peur de me sentir trop vulnérable sans lui, je n’ai absolument pas l’habitude de ce genre de rendez-vous après tout. Je n’ai jamais fait ça encore, c’est assez drôle à dire mais pourtant c’est vrai. Car même si l’envie est très forte, cela n’empêche pas l’angoisse et la timidité. J’ai été franche comme toujours et j’ai exprimé tout ça avant notre rencontre, j’ai été entendu avec compréhension, et j’ai pu imposer quelques limites à ne surtout pas dépasser avec moi. Tout comme notre contrat Mr et moi, j’aime à poser les bases avant tout pour permettre davantage de spontanéité dans nos rapports, pour ne pas aller trop loin sans le savoir ou encore se demander en permanence si l’on peut ou si l’on ne peut pas. Car cela gâche un peu tout je trouve, autant se dire les choses franchement avant d’engager quoi que ce soit. De toutes les façons, nous avions prévu de boire un verre simplement, sans aucun autre engagement, hormis celui de nous laisser aller à nos envies du moment s’il y en avait et cela en toute simplicité.

Quelque part, rencontrer ce couple de confiance m’aiderait à passer un certain cap dans mon émancipation de femme soumise et « remise en liberté ». J’ai fini par comprendre que cela ferait partie de mon auto-thérapie dans un processus de deuil très délicat. Résolument, j’ai décidé d’avancer !

 Etant principalement en relation avec « lui », nous nous sommes mis d’accord à l’origine pour ne rien dire à nos deux moitiés. J’aime beaucoup l’effet de surprise, j’adore ça même ! Je me réjouissais à l’idée que la demoiselle pour qui j’avais des vues depuis déjà un moment me découvre totalement par « hasard », sans le savoir avant.

Puis, le jour J est arrivé. J’étais aussi stressée qu’enthousiaste ! J’avais très envie de rencontrer ces personnes et je n’avais jamais été aussi proche du but.

J’arrive à l’endroit indiqué en voiture. Mes mains sont moites, mon souffle et court, mais je reprends assez vite le dessus sur mes émotions. Je me laisse accueillir par un homme que je connais sans connaître, dont je découvre le visage : Monsieur Dante. Je suis aussitôt très à l’aise et j’apprécie. Nous discutions tous les deux tandis que la demoiselle qui se fait appeler Aur se prépare à me rencontrer à l’étage.  Lorsqu’elle nous rejoint, je suis d’abord surprise par la quantité insignifiante de tissus qui recouvre son corps. Je… Je… bégayerais presque ! Cette femme est de celles que j’aime tout particulièrement : ultra féminine, aux formes généreuses et douces, d’une peau blanche et nuancée très joliment d’un rouge flamboyant : celui de ses ongles et de ses lèvres. Je ne peux me retenir cette pensée parasite dans laquelle je projette l’idée d’envisager son cul aussi rouge que la couleur de sa bouche. Ce sont des gens d’expérience, résolument libertins et ce genre de prouesse de démonstration visuelle ne déstabilise absolument pas cette femme qui est visiblement très à l’aise de me présenter ainsi son corps presque nu.

Elle se déplace sur de hauts talons aiguille, porte une jupe si retroussée qu’elle cache à peine son intimité lorsqu’elle se présente à moi. Sans culotte évidemment, elle porte néanmoins de très jolis bas, je trouve ça si sexy sur elle ! Sa poitrine déborde d’un soutien-gorge que j’aperçois franchement sous la très fine couche de son chemisier noir d’une transparence absolue.

J’ai l’air si prude à côté d’elle tout à coup. Je me présente, Aur semble ravie. Nous entamons la discussion tous les trois. Lorsqu’Aur se relève du canapé où nous sommes installées elle et moi, je ne peux retenir mes yeux qui fixent sur ses fesses quasiment nues qui se dandinent devant moi, ce que Monsieur Dante n’a aucun mal à remarquer. Je ne peux retenir ou cacher ce désir en moi qui m’anime pour les femmes… Surtout lorsque celles-ci s’offrent à mon regard de la sorte, c’est une première pour moi.

Plus le temps passe et plus je suis à l’aise, je me sens bien, et même si assez souvent je me répète inlassablement « si seulement mon Maître avait été là avec moi, si seulement… Si seulement… » J’essaie aussitôt de me convaincre de l’oublier, de contrer toutes les mauvaises pensées tortueuses. J’apprécie cependant ma soirée comme cela ne m’était pas arrivé depuis très longtemps.

Nous buvons, grignotons et discutons de nos histoires parallèles. Quand tout à coup, Monsieur Dante pris d’une pulsion dévorante, s’installa avec aisance entre les cuisses de sa belle pour y goûter un peu de son humidité. Sur le coup, c’est assez surprenant mais l’image n’est vraiment pas déplaisante. Sentant bien la chaleur qui se dégage de nous trois, il était de bon ton d’ouvrir le bal d’une façon aussi sensuelle bien que très directe.

Puis, pour cultiver frustration et désir, Monsieur Dante se retire, et nous reprenons notre conversation là où elle s’était arrêtée. J’évoque mes envies, mes fantasmes, mes excitations. Puis, tout s’entremêle relativement bien jusqu’au moment où Monsieur Dante m’installe l’air de rien le magic wand à mes côtés sans davantage de consignes.

Cette incitation délicate, m’encourage à dépasser ma timidité. J’ose aborder Aur au travers de cet objet. Installée confortablement sur un énorme coussin en plein milieu du salon, j’entreprends son corps pour lui transmettre toute le plaisir que j’aimerais lui procurer. Ne connaissant que le « love wand » : un objet dérivé, une imitation, je n’avais pas conscience à quel point le « vrai » wand pouvait stimuler le clitoris d’une façon bien plus intense. J’étais assez sereine lorsque nous avons décidé d’inverser les rôles.

Je soulevais ma jupe, retirais ma culotte et offrais dès lors à ce couple l’occasion de prendre un peu le contrôle sur moi, sur mon plaisir. Et là !! Je découvrais à quel point le wand pouvait devenir un objet sérieux de torture. Tant de projections me sont venues en tête ! J’ai retenu mon orgasme pour laisser le temps se jouer de nos corps. Nous nous sommes mélangées Aur et moi, sous l’objectif de Monsieur Dante qui avait pour consigne première de ne pas me toucher.

Je préfère désormais laisser place aux clichés pour vous exprimer la suite et fin de cet article. Mr Dante est un photographe de qualité qui a su capturer de très belles émotions tout au long de cette soirée tous les trois. Ses photos sont sublimes. Je le remercie d’ailleurs pour m’avoir laissé écrire cette rencontre et publier sur mon blog ses photos qu’il m’aura données gracieusement.

Je remercie ce couple pour la soirée très agréable qu’ils m’ont faite passer et d’avoir contribuer à m’aider à avancer. J’espère pouvoir encore les rencontrer à nouveau avec davantage d’aisance, de plaisir et de BDSM 😉

Note : Cliquez sur les images pour les agrandir et faire défiler : vous pouvez commentez chacune des photos si vous le souhaitez en dessous de l’image. 

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