Rétrospective 2018

Une nouvelle année s’achève…

L’année 2018 laisse derrière elle de nombreux souvenirs. Des moments assez intenses, parfois difficiles, souvent heureux. J’ai vécu une année si riche… Dans cet article rétrospectif, je reviens sur cette année 2018 et je vous réserve quelques confidences très intimes… Dans cet article plus que jamais, je me mets à nu pour vous…

Un début d’année d’ennui.

J’aurais pu nommer mon année ainsi… Car après les tumultes de ma vie de soumise avec Mr Charles et ma séparation terriblement douloureuse, j’avais décidé de laisser sa chance à un homme prétendu dominant en fin 2017. Un homme qui se voulait Maître, mais sans en avoir la carrure. Je m’étais réfugiée dans une histoire sans intérêt ni émotion juste pour avoir des articles à sortir sur le blog, d’une qualité plus que médiocre. J’étais vide, tellement vide… Je passais mon temps à pleurer… 2017 était une année sans qu’un seul jour ne passe et ne m’envahisse pas d’une profonde tristesse et 2018 commençait sous la même augure… Malgré tout, j’ai appris à faire le deuil de mon Maître, Mr Charles et j’ai compris que vraiment, plus jamais je n’aurai d’autres Maître. C’était lui, et personne d’autre. Aujourd’hui, deux ans plus tard, j’en suis toujours viscéralement convaincue. C’est comme ça. Maintenant seulement, je le vis bien, j’ai accepté cela, comme une fatalité plus qu’un handicap.

Jusqu’au jour où j’en ai eu marre. Alors, avec le plus grand des détachements, je quittais William rapidement. Je refusais de revivre une nouvelle année aussi triste que celle que je venais de quitter. S’en est suivi une longue période de disette, à ne fréquenter qu’Aur et Dante.

Je repris petit à petit goût aux hommes et au BDSM, j’avais de nouveau faim de sexe, c’était vraiment bon signe…

Les copines

Je continuais à revoir Lilas Olyse et M (des filles de Twitter) lors d’un week-end à Paris. Les filles qui étaient venues à mon Munch d’octobre passé. En tout début d’année. Malheureusement, le groupe a éclaté, à mon plus grand regret.

J’ai revu Lilas de mon côté, en toute simplicité.

 

Concernant mes amies vanilles, c’était la fracture. Je n’en parlerai pas outre mesure, mais j’ai clairement été rejetée, et ce, à cause de ma condition de soumise. Les copines que je croyais être de véritables amies m’ont accusée, jugée, et dégagée, car je ne pouvais soi-disant « pas comprendre ce qu’était l’amour, à ne jamais avoir été aimé et n’aimer personne » des mots qui m’ont tué de l’intérieur. Et j’en passe… J’en ai pris pleins les oreilles, plein le cœur avant de ne prendre la porte…

 

C’est comme ça… J’ai mordu la poussière… Car ensuite, c’était au tour d’Aur et Dante de me faire des frayeurs.

Aur et Dante

Mes seuls vrais amis en l’instant. Je n’avais plus qu’eux, sans qu’ils ne le sachent vraiment. Dante voyant que je me libérais petit à petit l’esprit tentait de plus en plus de choses avec moi et Aur eu du mal d’accepter les choses. J’étais coincée entre ces deux personnes qui pour moi n’en ont toujours fait qu’une. J’étais tiraillée entre l’idée de disparaître de leurs paysages pour contourner le problème ou faire tout éclater en dépassant les bornes de l’un ou de l’autre malgré moi. Tenter de raisonner Dante tout en ne blessant pas Aur ; c’était ma politique. Je compris très bien l’angoisse et la jalousie d’Aur et j’étais vraiment triste à l’idée de la faire souffrir. Je refusais totalement cette perspective. Alors, j’ai préféré disparaître avant que tout n’explose. C’était, pour moi, la seule solution qui me permette d’avoir une petite chance de les revoir un jour. Je n’eu plus de nouvelles pendant un moment…

Le tout début d’année fut pour moi ponctué que de ruptures et d’abandons… Je ne vous cache pas d’avoir eu l’envie parfois de disparaître définitivement… J’avais le sentiment de n’exister pour personne et de ne jamais réussi à rencontrer quelqu’un qui puisse au moins me considérer et me comprendre. J’étais seule et je reproduisais le même schéma que l’an passé bien malgré moi… Mais c’était hors de question… Hors de question….

Heureusement, quelque chose m’a sauvé. Et cela n’avait aucun rapport avec le BDSM. Il s’agit de quelque chose de fabuleux pour moi, que j’attendais depuis longtemps. Un rêve pour moi se réalisait… [malheureusement, je ne vais pas pouvoir vous parler de cette partie-là de ma vie, ici, je n’étalerais jamais ma vie personnelle et privée] Cet évènement m’a permis de me redonner l’espoir en la vie et de mettre de côté tous ceux qui plombaient mon moral… J’ai mis le sexe de côté, le BDSM aussi, et c’était très bien ainsi.

Mr N

Le temps passait et j’allais de mieux en mieux…

Un jour, par force de frustration et de désir, je me décidais en toute légèreté de publier une annonce sur les réseaux. Je cherchais une expérience nouvelle et sans lendemain, avec une femme, un homme ou même un couple, selon le projet s’il me faisait envie.

Dans le lot, deux personnes importantes m’ont écrit. L’une d’elle, c’était Mr N. Quelqu’un qui me semblait sérieux, correct, que j’ai rapidement accepté de rencontrer.

Lorsque je me suis rendue dans son donjon, c’était le bonheur. Enfin quelqu’un qui me respectait, et qui avait l’allure d’un dominant. Sérieux, classe, prévenant, et investi. La séance qu’il m’a fait vivre était géniale.

C’est exactement là que je me suis rendu compte que je ne pourrais jamais vivre sans ça… Le BDSM fait partie de ma vie, m’en priver, c’est comme cesser de respirer… Ça dure un temps mais ensuite, soit c’est la mort assurée, soit on reprend son souffle dans une grande bouffée d’air tôt ou tard.

Cet homme à été ma bouffée d’air. Je m’étais dit que je refuserai d’y retourner, mais c’était plus fort que moi, j’en voulais encore.

Nos séances :

Puis, ce que je redoutais arriva, très vite… Il me prit par les sentiments et m’a attiré dans ses filets. Il voulait faire de moi sa seconde soumise (la première étant sa femme). Je n’ai pas su résister même si je n’accordais aucune vraie importance cérébrale et sentimentale à cet homme, je n’avais aucune attache à son encontre. C’était juste un cri viscéral en moi, j’en avais tellement envie, tellement besoin.

Il a su me dire les mots qu’il fallait, il a su me rassurer comme j’en avais besoin, me consoler tout autant… J’ai lâché prise avec lui, très très fort, comme cela ne m’était pas arrivé depuis Charles… Quel bonheur, quelle joie, je renaissais de mes cendres… Enfin !

Et puis, un beau jour, il me fit rencontrer sa femme… Il avait tellement hâte. Seulement, au lendemain de cette soirée, tout est devenu glacial. Il ne m’adressait plus la parole, ou très peu, et ne me reparla plus jamais de cette soirée. J’ai bien compris les choses lorsque deux jours plus tard, sur Fetlife, il publiait une annonce « recherche soumise »

La dégringolade…

J’ai essayé de lui parler, le faire parler sans lui dire tout ce que je savais. Moi qui prône la sincérité et qui ne supporte pas le mensonge, j’était tellement déçue… Tellement… Une fois encore.

Je repense à ces moments si émouvant de lâcher prise où je pleurais à ses pieds, lorsqu’il me disait en me caressant la joue quelques jours plus tôt « arrête de te faire du souci, je serais toujours là pour toi, je ne t’abandonnerai jamais, maintenant, tu m’appartiens » Ces mots avaient réellement du sens pour moi, ils résonnaient si fort dans la soumise en perdition que j’étais…

J’arrivais à baisser la garde à ses pieds, je libérais sans crainte toutes mes émotions, je croyais en sa bienveillance proclamée. Ensuite, je lui ai tout confié, je lui ai tout donné, je l’ai laissé me percer les seins… C’est allé très loin, mais j’étais prête pour ça.

Après cette fameuse séance du déclin, j’ai tout de même décidé de laisser cette histoire suivre son cours et essayant de me dire que c’était moi qui me faisais des idées… J’avais beaucoup de mal de réaliser, je ne voulais pas voir…

Ensuite, Mr N. alors que j’étais avec Cerise (dont je vous parlerai plus tard) a cherché à mettre le grappin sur elle, et lorsqu’il m’a demandé de m’en séparer, il voulait que j’en trouve une nouvelle qui soit célibataire pour pouvoir la soumettre…

Mais ce n’était encore pas le pire… Nous n’avions pas encore atteint les sommets dans cette histoire…

Voyez plutôt…

Un beau jour, Monsieur N. m’avait confié son désir, son objectif premier pour l’avenir… Et petit à petit, j’ai commencé à voir clair… Il m’a dit que lui et sa femme souhaitaient acheter une demeure pour en faire un club BDSM, et qu’il voulait m’intégrer au projet. Sur le papier, c’était juste fabuleux ! La réalité fut bien différente… J’étais ravie, même si j’avais bien compris que mon rôle dans cette histoire, c’était d’être le larbin.

J’ai découvert le caractère de profit de ce couple clairement malsain. Pour eux, le BDSM est davantage une entreprise lucrative que quoi que ce soit d’autre. Madame domine des soumis pour gagner de l’argent et Mr N. me disait que les travaux dans le futur donjon n’étaient pas un problème, car les soumis sont prêts à tout pour obtenir quelques faveurs et qu’en échange de mes contreparties sexuelles tout serait possible.

Tu vas voir, avec toi, on va payer les travaux très vite.

Gang bang payant, vente de mon corps, etc. Je découvrais tout à coup un monde bien sombre du BDSM dont je n’avais pas du tout idée (pauvre naïve que je suis) Mr N. m’encourageait donc très vite à faire la pute. Pour lui, c’était une façon très facile de faire de l’argent… Cela n’avait rien d’excitant et tout du glauque.

J’étais tellement dévastée par tout ça que je ne savais plus quoi faire… J’en ai parlé à pas mal de monde et j’essayais de ne pas voir le mal dans cette situation. Je n’avais pour moi qu’une seule solution : lui dire que je n’avais pas envie de faire ça, tout simplement. Être honnête et sincère.

Alors, lors d’une superbe soirée BDSM, la toute première soirée privée à laquelle je participais en la matière, je me décidais à lui parler avant qu’il soit trop tard. Dans la voiture, à l’aller, j’ai commencé à vider mon sac. Je lui ai dit que je ne voulais plus réaliser ce fantasme, que j’avais trop peur et que j’allais laisser tomber la démarche. Sur le coup, il a apporté ses arguments, comme pour me convaincre que ça allait bien se passer. Il ne m’a pas écouté…

La soirée s’est très bien déroulée et le lendemain matin, je rentrais chez moi.

Je n’eu plus de nouvelles pendant deux jours…

J’ai insisté, parce que je ne voulais pas voir la vérité. Le jour où il s’est décidé à me répondre, il m’a fait des reproches bidons sur la soirée, il m’a dit que je m’étais mal comportée vis-à-vis de lui, que je lui avais fait honte. Il a conclut en me disant qu’il arrêtait tout là.

Voilà… Je ne pouvais donc plus nier la vérité…

Le projet de vivre dans un donjon, de changer ma vie pour qu’elle devienne celle que je n’avais même jamais osé espérer vivre s’effondrait une fois encore…

Je repensais aux piercings tout neufs, à ses mots, son soi-disant engagement à mon sujet… Je me demandais si c’était moi qui étais trop naïve ou lui trop manipulateur… Sans doute les deux.

Seulement dans mon malheur j’ai quand même la chance de pouvoir me dire que j’ai échappé à cet homme et cette vie désastreuse qu’il m’avait dessinée.

Dans mon extrême détresse, le coup du destin, du hasard s’est accordé pour me faire la plus belle fleur que la vie ne m’avait jamais faite auparavant…

Le hasard a mis sur mon chemin quelqu’un hors du commun, en l’instant où je l’attendait le moins…

Je n’ai jamais rencontré quelqu’un d’aussi bon, d’aussi noble et d’aussi beau à l’intérieur… Aujourd’hui, nous sommes liés plus que jamais et sa présence dans ma vie panse toutes mes plaies. Notre relation est hors du commun et cela me va très bien !

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Il ne m’impose rien, je suis libre, libre de tout. Aujourd’hui, je n’ai pas de Maître et je n’en cherche pas un. Je sais plus que jamais ce que je désire pour l’avenir.

J’aimerais lui confier à quel point, j’ai eu de la chance de le rencontrer. Qu’il a été celui qui m’a retenue alors que j’étais en train de tomber dans un gouffre sans fin, celui dans lequel j’aurais fini par peut-être mourir un jour…

Comble de tout, je fais un pied de nez à cette tragique histoire avec Mr N… Car je vous l’annonce ici : nous allons acquérir une demeure non loin de Paris que nous allons aménager à notre guise. Cette maison sera la nôtre et nous allons y vivre comme nous le décidons. Ce ne serait jamais une maison vouée à faire de l’argent ou à exploiter qui que se soit. Nous y recevrons, pour notre bon plaisir, pour des soirées privées où que sais-je encore.

Les filles…

En Août dernier, j’ai fait un article au sujet de mon désir pour les femmes. J’ai reçu quelques mails plus ou moins intéressants suite à cela. Depuis, je n’ai gardé contact qu’avec une seule, avec qui j’échange en toute simplicité depuis de longs mois maintenant. C’est une soumise aussi, une fille que j’admire beaucoup, une belle femme qui pourrait totalement me correspondre. La distance et nos vies bien remplies fait que malheureusement nous n’avons pas encore eu l’occasion de nous rencontrer, mais cela ne saurait tarder, février très certainement.

Aur et Dante le retour

Que j’ai cru perdre de vue en mai, ils sont revenu à moi en septembre, contre toute attente ! J’étais si heureuse. Depuis, nous sommes soudés plus que jamais et nous nous voyons assez régulièrement. Nous avons pour projet de passer un week-end tous les trois ensembles sur Paris, je communiquerai à ce sujet, car nous désirons en profiter pleinement pour réaliser quelques petites sauteries maisons. Quand les choses se concrétiseront, je ferais des annonces à ce sujet.

Comme vous le voyez, 2018 fut une sacrée année pour moi, mais 2019 s’annonce bien pire encore. Elle s’annonce surtout très positive, pleine d’heureux évènements. J’ai déjà hâte d’entamer celle-ci.

J’en profite pour vous souhaiter une excellente année. Qu’elle puisse vous apporter du bonheur et beaucoup de réjouissance ! Je vous remercie d’être toujours aussi nombreux à me lire et à faire partie de ma belle aventure de soumise, d’écrivain, de blogueuse !

Avec toute ma reconnaissance,

Clarisse.

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